SPC LOIRE-CHER-INDRE

DREAL Centre-Val de Loire, bassin Loire-Bretagne

ACTUALITÉS

Le SPC Loire-Cher-Indre diffuse sur cette page diverses actualités pouvant intéresser les utilisateurs du site : information sur les prévisions, les stations, les événements hydrométéorologiques, les évolutions d'outils et de services...

Les messages sont triés par date, celle-ci étant affichée afin que l'utilisateur puisse juger de l'actualisation des informations fournies. Toutes les actualités restent consultables en parcourant les pages grâce au menu de navigation en bas de page.

1 - Rappelons-nous : c'était en 1976...

19 juillet 2017 - 10:24

L'été s'étant installé, nous sommes donc logiquement rentrés dans la saison des basses eaux, même si celle-ci peut se prolonger jusqu'en décembre. Sur la Loire, l'étiage de référence est celui de 2003. Il n'en demeure pas moins que celui de 1976 a marqué les esprits en France...

Un antécédent pluviométrique déficitaire

Dès la fin de l'année 1975, la France est concernée par un déficit pluviométrique significatif. Il se poursuit sur le premier semestre de l'année 1976. Les cartes ci-dessous représentent le déficit pluviométrique lors de l'iver 1975-1976 et lors du printemps 1976. Au final, le déficit pluviométrique en 1976 concerne toute la France avec un caractère de sévérité exceptionnel en intensité et en étendue géographique, sauf pour quelques régions du pourtour méditerranéen. Au cours du premier semestre 1976, le déficit est de près de 50%. En 2003, il était de 24%. Pour illustrer ce définicit record, prenons l'exemple de la station d'Orléans-Bricy: en avril et mai 1976, le pluviomètre a recueilli seulement 15 et 14 mm, alors que les normales sont respectivement de 43 et 56 mm.

Dès le mois de juillet 1976, la moitié sud retrouve des précipitations normales voire abondantes tandis que la moitié nord, particulièrement le Nord-Ouest, continue de subir une sécheresse qui s'aggrave en août. Le mois de septembre 1976 marque le retour généralisé des pluies. Au cours du mois de juillet, des averses à caractère orageux ont apporté de la pluie, reconstituant partiellement les réserves en eau superficielles.

image actualité image actualité source Météo-France (cliquez ici)

Ensuite, un été chaud, donc favorable à l'évaporation, et très sec a succédé à un automne et un hiver 1975-1976 pauvres en précipitations, donnant lieu à une situation de sécheresse hydrologique exceptionnelle. La température minimale relevée à Paris-Montsouris relevée le 29 juin 1976 constitue, à l'époque, le minimum le plus élevé depuis l'ouverture de la station. Ce jour-là, le poste de Bourges a mesuré près de 35 degrés. Le record du 29 juin à Paris-Montsouris est battu le 4 juillet 1976. A Orléans-Bricy, les températures maximales ont dépassé 34 degrés du 25 juin au 2 juillet 1976.

Des écoulements très faibles

La conjonction du déficit pluviométrique depuis décembre 1975 et des records de température durant l'été 1976 engendre une sécheresse mémorable: l'évaoporation est forte du fait d'une insolation importante et la réserve en eau des sols est signalée comme épuisée le 15 juin. Seules les réserves superficielles sont partiellement reconstituées par les orages survenus très localement au cours de l'été. La Loire a éprouvé des déficits de 50 à 70% suivant les mois, valeurs qui s'appliquent à des rivières situées dans d'autres régions telles que la Meuse, la Moselle et le Rhône.

image actualité Source: EPALA (1995)

L'analyse réalisée par Moatar et al. (2016) permet de situer cette sécheresse en la comparant à celle de 2003 (l'étiage récent de référence) et de 1949 (l'étiage hisstorique où la Loire était quasiment à sec à Tours). L'étiage de 1976 n'est pas le plus sévère. Mais cette sécheresse a été remarquable par sa durée (9 mois), son intensité et son étendue géographique. 1976 est restée dans la mémoire des Français en raison de ses importantes conséquences économiques et sociales, notamment dans les domaines agricole, hydrologique, de l'énergie ... et aussi du fait de la création de "l'impôt sécheresse".

image actualité Source: Moatar et al. (2016)

Le soutien d'étiage aujourd'hui...

En 1976, le débit moyen journalier est nettement inférieur à 60 m3/s, valeur seuil du soutien d'étiage. Ce soutien est notamment un enjeu majeur sur l'axe Loire-Allier en raison de la présence de 4 CNPE (Belleville, Dampierre, St-Laurent, Chinon), comme le soulignent Mathevet et al. (2010).

L'Etablissement Public Loire (cliquez ici) est, entre autre, chargé de soutenir les écoulements sur la Loire et l'Allier. Il dispose des deux ouvrages suivants pour stocker l'eau en hiver et au printemps, en vue d'en restituer dans les cours d'eau lors des basses eaux:
- Villerest : Le barrage de Villerest est un ouvrage de type poids arqué en béton, d'une hauteur de 59 mètres est équipé d'organes évacuateurs. Ces dispositifs permettent de répondre à sa fonction prioritaire qui est l'écrêtement des crues. Mis en service en 1983, sa capacité est de 127 millions de m3.
- Naussac : Le barrage de Naussac est situé dans le département de la Lozère sur un affluent de l'Allier, le Donozau. Il a pour vocation de maintenir un débit minimum dans l'Allier et la Loire en période de basses eaux pour permettre la satisfaction des différents usages de l'eau et des besoins des milieux naturels : l'irrigation, l'alimentation en eau potable, le refroidissement des centrales nucléaires... Mis en service en 1982, il a une capacité de 190 millions de m3.

image actualité Vue du barrage de Villerest

La vocation des ouvrages de Villerest et Naussac est de lâcher de l'eau en période d'étiage, pour maintenir un débit minimum dans la Loire et dans l'Allier afin de satisfaire les différents usages de l'eau et les besoins des milieux naturels. Le soutien d'étiage représente en moyenne 90 millions de m3 par an. Le soutien minimal a été réalisé en 1992 avec seulement 14 millions de m3. Lors de l'été 2003, le soutien d'étiage a été significatif avec près de 216 millions de m3 d'eau lâchée par ces retenues. Les lâchures sont définies afin de respecter un écoulement minimal en divers lieux sur l'Allier (Naussac, Monistrol, Vieillre-Brioude, Vic-le-Comte) et sur la Loire (Villerest, Gien), conformément au SDAGE Loire-Bretagne (cliquez ici), tout en tenant compte du temps de propagation de ces lâchures entre les retenues et les points de contrôle. Le soutien de la Loire à Gien est en premier lieu réalisé par les lâchures de Villerest, jusqu'à une valeur plancher - 305 mNGF en juin à 290 mNGF en décembre - à partir de laquelle le barrage ne délivre que le débit réservé. A ce moment-là, le soutien est réalisé par le barrage de Naussac. Moatar et al. (2016) soulignent également l'apport des barrages de Villerest et Naussac dans le cadre du soutien d'étiage.

image actualité Cartographie des points de références du soutien d'étiage

Le Comité de gestion des réservoirs de Naussac et Villerest et des étiages sévères du bassin Loire-Bretagne (CGRNVES), présidé par le Préfet de bassin Loire Bretagne, peut décider de réduire les valeurs des débits objectifs en cas de situation hydrologique difficile. Il fixe les objectifs de soutien d'étiage et conseille le préfet de bassin en période de sécheresse. Le comité est constitué de représentants des services de l'État et de ses Etablissements publics, des collectivités, des usagers, de l'agence de l'eau et de l'EP Loire.

Ressources Internet

- Barrage de Naussac (cliquez ici)
- Barrage de Naussac (cliquez ici)
- Barrage de Villerest (cliquez ici)
- Barrage de Villerest (cliquez ici)
- EPLoire et le soutien d'étiage (cliquez ici)
- EPLoire et la prévision d'étiage (cliquez ici)
- Météo-France - Un premier semestre 2011 remarquablement chaud et sec sur la France (cliquez ici)
- Météo-France - Comparaison des sécheresses de 1976 et 2006 (cliquez ici)
- Météo-France - La sécheresse de 1976 (cliquez ici)
- SDAGE Loire-Bretagne (cliquez ici)
- Sécheresse de 1976 sur le SIDE (cliquez ici)


Bibliographie

- P. Brochet (1977) La sécheresse 1976 en France: aspects climatologiques et conséquences. Hydrological Sciences Bulletin, 22 (3) (cliquez ici)
- EPALA (1985) Les effets du barrage de Villerest sur le régime de la Loire. (cliquez ici)
- EPALA (1995) Soutien d'étiage de la Loire: objectifs en Loire moyenne (cliquez ici)
- C. Lamy (2013) Impact du changement climatique sur la fréquence et l'intensité des sécheresses en Bretagne. Mémoire de thèse. Université de Rennes 2. (cliquez ici)
- Mathevet et al (2010). Modèles de prévision et prise de décision pour le soutien d'étiage de la Loire La Houille Blanche, 5 (cliquez ici ).
- F. Moatar, N. Dupont (2016). La Loire fluviale et estuarienne. Un milieu en évolution. Editions Quae.
- SHC Bassin Loire-Bretagne (1976) Bulletin d'information sur la sécheresse 1976 - Département du Loiret. (cliquez ici)
- H. Vivian (1977) L'hydrologie nord-alpine et la sécheresse de 1976. Revue de Géographie de Lyon (2) (cliquez ici)

2 - Vigicrues fait peau neuve

05 juillet 2017 - 09:38

Depuis le 4/7 après-midi, vous pouvez retrouver ici (cliquez ici) la nouvelle version du site Vigicrues.

Ergonomie revue, accessible depuis tablettes et smartphones, il permettra également d'afficher directement les prévisions à la suite des données observées au niveau des stations.

3 - Perspectives pour la semaine du 3 au 10 juillet 2017

03 juillet 2017 - 09:31

Après la semaine pluvieuse passée, les niveaux sur la Loire depuis Villerest sont à la hausse lente. Pas de risque de crue en cette période estivale (si l'on en croit le calendrier) : avec la végétation bien installée, il faut des cumuls de pluie bien plus conséquents qu'en hiver ou début de printemps pour générer des crues. Les rares crues estivales constatées historiquement sont généralement le fait de systèmes orageux importants sur les hauts bassins de la Loire et de l'Allier, mais aucun évènement de ce type n'est actuellement prévu pour la semaine.

L'enjeu saisonnier habituel est plutôt la gestion de l'étiage (niveaux très bas des cours d'eau), avec le recours aux retenues des hauts bassins pour limiter la baisse. Les pluies de cette semaine vont limiter leur mise à contribution.

4 - Perspectives pour la semaine du 12 au 19 juin 2017

12 juin 2017 - 16:24

Le temps est globalement chaud et sec pour la semaine, avec toutefois des risques d'orage, principalement sur le relief, pour les journées de mercredi et jeudi.

Les débits sont fortement orientés à la baisse et les quelques orages annoncés ne devraient pas suffire pour inverser cette tendance.

Sur l'Allier, le barrage de Naussac a engagé le début du soutien de l'étiage avec une lâchure de 1.5 m3/s ce lundi matin.

5 - Retour sur les crues de fin mai et début juin 2016

02 juin 2017 - 17:12

Il y a tout juste un an, les bassins de la Seine et de la Loire connaissaient des crues très importantes.
Le SPC Loire Cher Indre (SPC LCI) a particulièrement été concerné par les crues des bassins du Cher et de l’Indre. Des crues moins importantes ont aussi concerné le bassin de la Loire bourguignonne ainsi que le Cher amont.
Ces crues ont mobilisé le SPC LCI du 29 mai au 9 juin, avec plusieurs records : treize tronçons en vigilance simultanée, six tronçons en vigilance orange et 66 productions ou actualisations de la vigilance pour un seul événement.
À certains endroits, ces crues ont dépassé les plus forts événements connus jusqu’alors avec une période de retour bien supérieure à 20 ans et même parfois centennale (par exemple dans le secteur de Romorantin-Lanthenay)

Hydro-météorologie.
Fin mai les niveaux des cours d’eau en région Centre-Val de Loire sont déjà assez élevés suite à un temps orageux ayant conduit à une situation humide (cumul de pluies de l’ordre de 50 mm du 21 au 22 mai, source : Météo-France).
Les premières fortes ondées orageuses arrivent sur le centre du bassin à partir du samedi 28 mai, avec des records de pluies en 24 heures à Blois (50,8 mm) dans le Loir-et-Cher et à Baule (61 mm) dans le Loiret.
Les pluies se poursuivent le dimanche soir et la nuit suivante avec souvent 30 à 45 mm en 24 heures et parfois jusqu’à 70 mm à certains endroits.
Le lundi 30 mai, une dépression donne un retour pluvieux très actif sur le nord du bassin du Cher et en Sologne. Les pluies sont modérées à localement fortes mais surtout sans interruption. Les cumuls quotidiens sont importants : 58 mm à Saint-Léonard-en-Beauce (41), 64,4 mm à Villemurlin (45), 56,2 mm à Aubigny-sur-Nère (18), 100 mm à Loury (45) et 98 mm à Fleury-les-Aubrais (45).
Le 31 mai, les cumuls de pluies en 24 heures atteignent 20 à 40 mm sur le Berry.
Au total, du 28 mai au 1er juin, les cumuls de pluies sont de l’ordre de 70 à 100 mm, avec par exemple 99 mm à Villemurlin (Loiret) et 71 mm à Romorantin (Loir-et-Cher).

image actualité Source des données pluviométriques et imagerie radar: Météo-France

Hydrologie.
Avec des sols plus humides que la normale en début d'événement, les cours d’eau ont fortement réagi à ces pluies. Les crues ainsi formées sur l’amont du bassin se sont ensuite propagées plus ou moins vite vers aval :
- pour l’Yèvre, plus de 24 heures entre Savigny-en-Septaine et Saint-Doulchard (18);
- pour l’Arnon, 40 heures entre Lignières et Méreau-Alnay (18) ;
- pour la Sauldre, 30 heures entre Vailly-sur-Sauldre (18) et Salbris-Valaudran (41) ;
- pour le Cher, plus de 72 heures entre Saint-Amand-Montrond (18) et Selles-sur-Cher (41). Pour la station de Tours Saint Sauveur (37), une première montée a été observée le 31 mai en raison des crues des affluents aval. Ensuite, la crue issue de l’amont s’est propagée en 48h de Châtillon-sur-Cher (41) à Tours ;
- pour l’Indre, deux pointes ont été observées à Cormery (37) : la première (et la plus forte) est due à la crue de l'Indrois observée à la station de Genillé (37) avec une propagation de 24h et la deuxième résulte de la crue issue de l’amont (48h depuis Châtillon-sur-Indre - 36).

Rareté de la crue.
Pour le Cher à l’aval de Châtillon-sur-Cher (41) comme pour l’Yèvre à Saint-Doulchard, les crues sont un peu supérieures à celle de mai 2001 avec une période de retour estimée supérieure à 10 ans.
La crue de la Sauldre est plus forte que celle de mars 2001, avec une période de retour supérieure à 20 ans, et elle est considérée comme centennale dans le secteur de Romorantin-Lanthenay.
Pour l’Arnon, la crue a été plus forte en aval en raison notamment de l’apport de la Théols et à Méreau-Alnay la crue était comparable à celle de mai 2001, avec une période de retour d’environ 20 ans.

Enfin, en dehors du réseau surveillé pour la prévision des crues, les valeurs enregistrées sont des records pour le Cosson à Chailles (valeurs depuis 1991) et le Beuvron à Montrieux-en-Sologne (depuis 2013).

Le bilan post-crues.
Des relevés de laisses de crues ont été réalisés par le SPC Loire-Cher-Indre et des DDT depuis juin 2016. Ces relevés permettent ensuite d’améliorer la cartographie des zones inondées et l’information apportée aux gestionnaires de crise.

Suite à ces crues, 223 dossiers de demandes de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ont été traités par le SPC LCI, le plus souvent en urgence.

Par ailleurs, de nombreux retours d’expérience ont été menés, en interne au SPC LCI et avec le ministère en charge de l’Environnement (SCHAPI (cliquez ici)), les préfectures, les DDT… Ceci a conduit les services de l’État à programmer et mettre en œuvre une série d’actions pour améliorer la qualité des données (observations et prévisions) mises à la disposition du grand public et des gestionnaires de crise.
Parmi les principales actions impliquant le SPC LCI :
* le dispositif Vigicrues Flash a été lancé par le ministère en charge de l’Environnement en mars 2017. Ce service concerne environ 10 000 communes en France et vise à émettre des alertes automatiques d’un risque de crues dans les prochaines heures lors d’épisodes de pluies intenses, sur certains cours d’eau non surveillés par le réseau Vigicrues (voir également article du site local du SPC daté du 29 mars 2017). Il complète l’Avertissement Pluies Intenses à l’échelle des Communes (APIC) proposé par Météo-France. Comme ce dernier, il s’adresse aux gestionnaires de crise et en particulier aux communes.
* le site Vigicrues va évoluer dans les prochaines semaines, pour afficher des prévisions de hauteur et de débit aux stations concernées sous forme graphique (en prolongement des observations aux stations) et dans des tableaux. Ces prévisions comporteront une fourchette d’incertitude. Les prévisions du SPC LCI seront publiées lors d’épisodes de crues. Les prévisions quotidiennes sur la Loire de Digoin à Langeais seront également diffusées sur le site Vigicrues.
* les stations qui ont connu des dégradations lors des crues ont été réparées et renforcées, de façon à augmenter leur capacité à résister à de tels événements.
* au-delà des stations existantes, la DREAL Centre-Val de la Loire a analysé son réseau de stations et a pour objectif la mise en place de plusieurs nouvelles stations, notamment sur le Cosson (La Ferté-Saint-Aubin), le Beuvron (Cellettes, à confirmer), la Théols (Meunet-Planches), le Barangeon (Vouzeron), la Cisse (Coulanges) et le bassin du Fouzon (2 stations).
* enfin, les retours d’expérience ont conduit le SPC-LCI à mieux expliquer aux préfectures et aux DDT son organisation en crue et à renforcer la formation continue des prévisionnistes.

6 - Vigicrues Flash : un nouveau service pour les communes et les préfectures

29 mars 2017 - 09:01

Un nouveau service est maintenant proposé pour compléter les informations disponibles sur les risques d’inondations par les cours d’eau d’un peu plus de 10 000 communes en France. Il s’agit de Vigicrues Flash.

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Les pluies intenses peuvent provoquer des inondations par ruissellement ou crue rapide de petits cours d’eau. Météo-France et le réseau VIGICRUES proposent deux services d’avertissement spécifiques destinés notamment aux communes mais aussi aux préfets, et à leurs services respectifs :
• Avertissement pluies intenses à l’échelle des communes (APIC), proposé par Météo-France, permet d’être averti lorsque les précipitations en cours revêtent un caractère exceptionnel sur une commune ou les communes environnantes.
Vigicrues Flash, proposé par le Ministère chargé de l’environnement dont dépend le réseau VIGICRUES, permet d’être averti d’un risque de crues dans les prochaines heures sur certains cours d’eau non couverts par la vigilance crues.

Le service Vigicrues Flash repose sur un modèle hydrologique qui calcule les réactions des cours d’eau en fonction des précipitations mesurées par le réseau de radars de Météo-France.
Lorsque le système identifie des risques de crues significatives sur certains cours d’eau dans les prochaines heures, un message automatique indique aux abonnés un risque de crue forte ou un risque de crue très forte.
Vigicrues Flash aide ainsi à mettre en œuvre les dispositifs prévus notamment dans les Plans Communaux de Sauvegarde (PCS) et la gestion de crise pour le risque d’inondation.

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7 - Perspectives pour la semaine du 20 au 27 mars 2017

20 mars 2017 - 15:52

Pour ce début de semaine, la tendance en Loire moyenne est à une baissse lente.

A partir de jeudi, des pluies sont attendues sur le haut bassin de la Loire. Les quantités de précipitation restent à ce stade incertaines.

Ces précipitations pourraient conduire à une remontée des débit en Loire bourguignonne puis en Loire moyenne en fin de semaine.

8 - Rappelons-nous : c'était en mars 2007...

13 mars 2017 - 17:49

Il y a tout juste 10 ans, l'Indre connaissait une crue importante, comparable à celle de 1982, crue qui a déjà fait l'objet d'un article, en décembre 2015 (voir la page actualité, cliquez ici). La crue de l'Indre en mars 2007 est l'une des premières crues qui a mobilisé le Service de Prévision des Crues Loire-Cher-Indre. En effet à partir du 1er décembre 2005 le SPC LCI a été chargé de la prévision des crues sur l'ensemble de son territoire (le Cher, l'Indre et la Loire à l'amont du Bec de Vienne, sauf l'Allier). C'est le résultat de la réforme entreprise en 2002 et 2003 qui avait confié à la Diren Centre la mission de Service Prévision des Crues Loire-Cher-Indre. En 2005, le SPC-LCI a ainsi été mis en place, avec la reprise des territoires des anciens services d'annonce de crues :
- de la Diren Centre pour la Loire moyenne ;
- de Tours, Bourges et Châteauroux pour le Cher et ses affluents ainsi que l'Indre, à partir du 1er septembre ;
- de Nevers, Saint-Etienne et Puy-en-Velay pour la Loire et ses affluents à partir du 1er décembre.

Un peu d'hydro-météorologie...

Fin février et début mars 2007, les conditions météorologiques se caractérisent par la succession de perturbations dans un flux d'ouest rapide. Le premier front se déplace jeudi 1 mars de la façade atlantique jusqu'à l'est et au nord-est de la France. Sur l'ouest du Massif-Central, des Vosges, du Jura et le Nord des Alpes, les cumuls sur les 3 jours approchent ou dépassent les 100 mm. Les précipitations faiblissent nettement samedi 3 mars. Une nouvelle perturbation de plus faible intensité traverse le pays dimanche 4 mars et lundi 5 mars. Le site Pluies extrêmes de Météo-France (cliquez ici) recense les cartographies des cumuls de pluie lors d'événement hydro-météorologique significatif. la figure ci-dessous est extraite de la carte disponible sur ce site (cliquez ici). Le bassin versant de l'Indre a connu des précipitations dont le cumul est de l'ordre de 55 à 75 mm durant l'événement. La majorité des précipitations sont survenues le 1er (35 à 55 mm) et le 2 mars (10 à 15 mm). Une dernière perturbation s'est produite le 7 mars, avec des cumuls journaliers d'environ 10 mm.

image actualité
image actualité Cartographie des cumuls pluviométriques du 28 février au 7 mars (source: site pluies extrêmes de Météo-France, cliquez ici)

Un peu d'hydrologie...

Cet événement hydro-météorologique survient après plusieurs perturbations au cours de l'hiver 2006-2007. Les sols sont ainsi plus humides que la normale en début d'événement. L'Indre a rapidement réagit à ces pluies:
- à Ste Sévère (cliquez ici), la station la plus en amont du bassin, le niveau de l'Indre est passé de 0.41m le 1er mars à 8h à 2.27m le 2 mars à 3h.
- à Ardentes (cliquez ici) le niveau est passé de 0.32m le 1er mars à 8h à 2.62m le 2 mars à 17h. Cette station possédant une courbe de tarage, le débit correspondant est de 170 m3/s.

image actualité Hydrogrammes et limnigrammes de l'Indre à l'amont de Châteauroux lors de l'événement de mars 2007

La crue qui s'est formée sur le bassin amont s'est ensuite propagée sur le tronçon aval depuis Ardentes jusqu'à la confluence avec la Loire avec une légère atténuation. Cette propagation a été très lente mais l'arrivée de l'onde de crue aux différentes stations a été soudaine. Les temps de propagation sont assez élevés :
- 10h30 entre Ardentes (cliquez ici) et Châteauroux (cliquez ici) ;
- 34h entre Châteauroux et Chatillon sur Indre (cliquez ici) ;
- 14h30 entre Chatillon sur Indre et Loches (station récemment remplacée par celle de Perrusson, cliquez ici) ;
- 17h30 entre Loches et Cormery (cliquez ici).

Une fois formée au niveau d'Ardentes, la crue aura mis 2 jours pour atteindre Cormery. On note sur l'hydrogramme de Cormery deux pointes consécutives. La première est due à une crue de l'Indrois observée à la station de Genillé (cliquez ici) et la deuxième résulte de la crue formée sur le bassin amont.

image actualité Hydrogrammes et limnigrammes de l'Indre et de l'Indrois (Genillé) lors de l'événement de mars 2007

La crue est restée constante entre Ardentes et St Cyran du Jambot (cliquez ici) puis s'est atténuée jusqu'à Monts. La pointe de crue n'a pas été enregistrée à Monts (station en panne en mars 2007) mais elle n'a pas dépassé les 140 m3/s. Les apports de l'Indrois sont notables avec deux pointes successives (la première apportant 43 m3/s et la seconde 53 m3/s).

Un peu de statistiques...

La crue de l'Indre de mars 2007 est similaire à celle de décembre 1982. A Châteauroux, la hauteur maximale des crues de 1982 et 2007 sont respectivement de 2.40m et 2.38m. Elles demeurent inférieures à celle de la crue de mai 1977 avec une hauteur maximale de près de 2.60m. Il est à noter que cette crue de l'Indre se produit 1 an jour pour jour après celle de mars 2006 où la hauteur maximale à Châteauroux était de... 2.37m. L'Indre et ses crues ont donc marqué le SPC Loire-Cher-Indre peu après sa mise en place.

9 - Levée de la vigilance jaune sur l'Yèvre

09 mars 2017 - 08:33

Levée de la vigilance de niveau jaune sur le tronçon Yèvre le 9 mars 2017 à 10 h 00.

Merci de vous référer au site Vigicrues pour toute information sur les crues à venir (cliquez ici).

10 - Vigilance jaune en cours sur les tronçons du SPC Loire-Cher-Indre

06 mars 2017 - 15:00

Vigilances de niveau jaune en cours sur les tronçons Yèvre, Cher Berrichon et Arroux-Bourbince
Merci de vous référer au site Vigicrues pour toute information (cliquez ici).

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